| Une taxe d'habitation sur les logements non loués
Afin de lutter contre la vacance des locaux et la pénurie de
logements locatifs, les communes peuvent, depuis 2007, décider d'assujettir
à la taxe d'habitation (pour la part communale) les logements habitables et
vacants depuis plus de 5 ans consécutifs au 1er janvier de l'année
d'imposition.
Lorsque cette taxe est due, elle est généralement établie au
nom du propriétaire ou de l'usufruitier qui dispose du local depuis le début
de la vacance et doit être payée avant le 16 décembre de l'année.
Or, dans certaines agglomérations, la taxe d'habitation sur les
logements vacants (THLV) est imposée à des bailleurs qui ne trouvent pas
preneur pour leur logement. Aussi, une proposition de loi a pour objet
d'imposer aux communes qui envisagent d'instituer sur leur territoire une
THLV de procéder à une étude préalable afin de déterminer s'il existe
vraiment un déséquilibre entre l'offre et la demande de logements.
À noter :
une taxe sur les logements vacants frappe les
logements inoccupés depuis plus de deux ans au 1er janvier de
l'année d'imposition et situés dans des agglomérations de plus de
200 000 habitants, dont la liste est fixée par décret. Afin d'éviter
une double taxation des logements vacants, ces agglomérations ne
peuvent pas appliquer la taxe d'habitation sur les logements
vacants.
Comment échapper à la THLV ?
Un logement est considéré comme vacant lorsqu'il est
libre de toute occupation depuis au moins 5 années consécutives au
1er janvier de l'année d'imposition, mais une occupation supérieure
à 30 jours consécutifs au cours de l'une des 5 années remet en cause
la situation de vacance. Pour prouver cette occupation, il faut
alors être en mesure de fournir la déclaration des revenus
fonciers, des quittances d'eau, d'électricité… Une résidence
secondaire meublée n'est pas concernée par cette taxe, dès lors
qu'elle est déjà imposée à la taxe d'habitation. Un dégrèvement de
la THLV peut être demandé si le logement ne peut être rendu
habitable qu'au prix de travaux importants (l'installation ou la
réfection complète du chauffage, des équipements sanitaires
élémentaires..). En pratique, il s'agit des travaux dont le montant
excèderait 25 % de la valeur du logement. Par ailleurs, la taxe
n'est pas due en cas de vacance indépendante de la volonté du
contribuable, à condition de pouvoir le prouver !
Article du 16/03/2010 - © Copyright SID Presse - 2010
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